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Lettre ouverte à Sébastien Lecornu : rejoignez la liste des signataires

L'heure n'est plus à l'incompréhension, mais à la mobilisation.

Après avoir voté les crédits consacrés à l'Économie Sociale et Solidaire, l'État s'apprêterait aujourd'hui à les reprendre en cours d'exercice. Cette décision constituerait un très mauvais signal adressé à l'ensemble des acteurs qui, partout dans les territoires, font vivre l'intérêt général au quotidien.

Qui accompagnera les associations, les coopératives, les entreprises sociales et les initiatives citoyennes lorsque les moyens des Chambre Régionale de l’économie sociale et solidaire, des Dispositif Local d’Accompagnement, des Pôle Territoriaux de Coopération Economique et des réseaux de l'Économie Sociale et Solidaire seront amputés ?
 
Comment peut-on prétendre soutenir la cohésion sociale, la transition écologique et l'emploi local tout en affaiblissant celles et ceux qui les rendent possibles chaque jour sur le terrain ?

L'ESS n'est pas un coût. Elle est une solution. Une solution aux fractures sociales, aux déserts économiques, aux transitions que notre pays doit réussir.

Ce qui est en jeu aujourd'hui dépasse largement une ligne budgétaire. C'est la crédibilité de la parole publique, la confiance entre l'État et ses partenaires, et la place que notre pays entend accorder à une autre manière d'entreprendre.

Nous refusons que l'Économie Sociale et Solidaire soit sacrifiée au nom d'arbitrages de court terme.

J'appelle l'ensemble des acteurs de l'économie sociale et solidaire, les élus, les partenaires économiques et tous les citoyens attachés à une économie au service de l'intérêt général à signer massivement cette lettre ouverte.

Parce qu'il ne s'agit pas seulement de défendre des crédits.

Il s'agit de défendre un modèle de société.

Denis Philippe
Président de la Chambre Régionale de l’économie sociale et solidaire Provence-Alpes-Côte d’Azur

Plus d'informations

Lettre ouverte d'ESS France au Premier Ministre Sébastien Lecornu
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