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Les contrats aidés devraient être remplacés par des "parcours emploi compétences"
- Publié le 23 janvier 2018
- par Administration Cress paca
Jean-Marc Borello, président du Groupe SOS, a remis le 16 janvier 2018 son rapport "Donnons-nous les moyens de l'inclusion" à la ministre du Travail. Parmi ses propositions : remplacer les contrats aidés par des "parcours emploi compétences" et créer un fonds d'inclusion dans l'emploi. Deux pistes retenues par la ministre.
Remplacer les contrats aidés par des "parcours emploi compétences" (PEC) contenant des obligations précises et contrôlées pour l'employeur et créer un fonds d'inclusion dans l'emploi pour passer d'une logique de moyens à une logique de résultats. Ce sont deux pistes retenues par la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. Celles-ci font partie des 19 propositions de Jean-Marc Borello, président du Groupe SOS, dans son rapport "Donnons-nous les moyens de l'inclusion", remis le 16 janvier 2018 à la ministre. Pour Jean-Marc Borello, qui a été chargé en septembre 2017 par Muriel Pénicaud d'une mission sur l'innovation sociale au service de la lutte contre l'exclusion, "le passage d'un contrat aidé à un parcours emploi compétences doit permettre l'acquisition de compétences valorisables par son bénéficiaire". Trois leviers sont pour cela nécessaires : conditionner l'octroi d'un parcours emploi compétences à l'engagement de l'employeur de proposer des actions de formation et d'accompagnement, décliner l'emploi proposé en compétences transverses et réaliser l'entretien de signature de la demande d'aide dans un cadre tripartite (prescripteur, salarié, employeur) pour formaliser les exigences et mobiliser l'employeur sur le projet du bénéficiaire. Un à trois mois avant la sortie, un bilan serait réalisé pour contrôler le suivi des engagements. Il s'agirait d'une "transformation assez radicale des contrats aidés", s'est réjouie, mardi, Muriel Pénicaud. L'objectif est, selon elle, de permettre, en sortie de contrat, "un accès durable à l'emploi" à "plus de 50%" des bénéficiaires, contre seulement 26% aujourd'hui dans le secteur non marchand (Etat, collectivités, associations).
En métropole, ces nouveaux parcours seraient réservés au secteur non marchand, sauf dans les départements volontaires pour maintenir leurs financements CIE-Caom (convention annuelle d'objectifs et de moyens) pour les bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA). En outre-mer, les CUIE-CIE du secteur marchand pourraient être maintenus. Par ailleurs, Jean-Marc Borello souhaite que 50 millions d'euros par an du plan d'investissement compétences (PIC) soient réservés aux sortants de ces nouveaux parcours.
Source : www.caissedesdepotsdesterritoires.fr
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